Pistes de rédaction

pour situations d'apprentissage

Mise en situation

En premier, il faut cibler exacement ce que l'on souhaite traiter dans la situation d'apprentissage.

Soit un point de langue précis doit être travaillé :

(en début ou à mi-cours, opérations de bas de Bloom)

  • Un ou quelques savoirs
  • Une compétence disciplinaire, l'une de ses familles
  • Un processus, une stratégie, une démarche
  • Un comportement, une attitude
  • Un repère culturel
  • Etc.

.


Soit la synthèse d'un apprentissage doit être travaillée :

(vers la fin du cours, opérations de haut de Bloom)

  • On poursuit une intention (pédagogique, éducative, de communication) dans laquelle l'adulte mobilise certains acquis ciblés dans le but d'en généraliser les concepts et de les transférer vers d'autres situations ou contextes encore inexplorés.
  • On sensibilise l'adulte à une ou différentes situations de vie qu'il rencontrera hors des murs de la classe. 
  • On prépare l'adulte à sa situation d'évaluation de fin de cours.
  • Etc.


Ensuite, on anticipe une situation (de vie) réaliste, à tout le moins plausible ou pertinente pour l'adulte visé, qui va servir à contextualiser - lui faire vivre - la problématique identifiée précédemment. 

 

Enfin, on rédige la mise en situation de façon à ce que l'adulte comprenne exactement jusqu'où on souhaite l'amener et, selon le cas, par quel chemin on va l'y conduire. 

C'est maintenant le temps :


  1. D'amener le contexte de la situation
  2. De poser la problématique
  3. D'annoncer le résultat attendu

Échelle de progression


Dans tous les cas, on s'assure de ne pas outrepasser l'échelle de progression des savoirs du cours et, ainsi, de rester dans la zone proximale de développement de l'adulte :

Activation des connaissances antérieures

Dans la vie, comme à l'école, on traite plus significativement les informations lorsque ces dernières ont des liens avec ce qu'on connaît déjà. L'activation des connaissances antérieures pose donc les fondations de toute nouvelle construction de savoirs. 

A. Les acquis affectifs


« Oui madame, j'ai déjà vécu ça! »


Au besoin, et pour impliquer l'adulte plus personnellement dans sa démarche d'apprentissage en le motivant et conditionnant positivement son attitude, on peut le rassurer via l'affectif.


Par exemple :

  • Avez-vous déjà eu à...?
  • Avez-vous déjà rencontré un personnage de ce type?
  • Avez-vous déjà lu un texte de cet auteur?
  • À quoi ça vous fait penser?
  • Où avez-vous entendu parler de ça?
  • Etc.

B. Les acquis notionels


En lui rappelant brièvement (ou en lui faisant vivre sous forme de tâche, de questionnement ou autre) quelques notions essentielles et préalables on amène l'adulte à :


  • Rendre disponible (à nouveau) des savoirs et des compétences qui lui serviront de base pour démarrer la SA
  • Identifier des connaissances erronnées ou préconçues en lien avec la SA
  • À se préparer mentalement et à mieux saisir l'organisation des apprentissages à venir 

Développement en tâches

Lorsqu'on établit les tâches d'une SA :

  • On liste les éléments du cours sur lesquels on souhaite faire travailler nos adultes;
  • On élague la liste de façon à ne retenir que ce qui est vraiment essentiel à la résolution de la problématique;
  • On distribue progressivement ces éléments;
    La tentation de créer à cette étape des questions amène souvent à créer des exercices « tratidionnels » ou des actrivités...
  • On regroupe les éléments en tâches.
Dans l'optique d'une situation s'apprentissage, les tâches sont divisées et pensées pour :
  • Être progressives et être itératives si des objectivations y sont intercalées;
  • Suivre fluidement le fil conducteur de la SA qui a été défini et présenté dans la mise en situation;
  • Rester en lien avecv la situation de vie initiale et les contenus du cours;
  • Respecter la zone proximale de développement de l'adulte tout en se rappelant qu'elle est malléable et qu'on peut l'étirer à mesure de nos avancées.
Dans le cas d'un besoin en récupération ou de bonification qui irait au-delà des limites de la SA, il peut parfois être opportun de prévoir un appel à une autre SA ou un renvoi vers une activité ou un exercice complémentaire.

Enfin, on s'assure que la durée de la SA est réaliste en regard des éléments retenus, de leur mobilisation et de la durée du cours. On se rappellera que pour un cours de 25 heures, l'adulte aura rarement recours à plus de 2 ou 3 (courtes) SA.  En bref, la SA est-elle payante pour l'adulte?













Objectivation

Revenir pour mieux repartir.

L'objectivation est une réflexion personnelle qui peut s'effectuer  en groupe et/ou individuellement. Elle amène l'adulte à s'interroger et à se positionner par rapport à sa démarche, à ses stratégies et aux résultats obtenus.


Si la SA tend à s'allonger au-delà de 4 ou 5 tâches, il pourrait être judicieux d'insérer un ou quelques brefs temps d'arrêts visant à amener l'adulte à faire le point sur ses derniers acquis avant de poursuivre dans la SA.



Exemples d'objectivations


  • Retour sur le choix et l'efficacité des stratégies mobilisées
  • Reformulation de ses acquis
  • Expression de ses sentiments vis-à-vis la situation
  • Possibilités de se retrouver dans une même situation
  • Et si c'était à refaire?
  • Etc.

Quelques outils

Les verbes de Bloom

Grille d'appréciation de la SA

Une fois la rédaction de votre SA terminée, complétez la grille qui suit afin de vous valider.

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Outil d'analyse et d'appréciation

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